Fond fonce

Et si c'était vous ? Eva raconte comment elle a transformé sa passion pour les ongles en métier 

Il existe souvent un moment où une passion cesse d'être un simple loisir pour devenir un véritable projet professionnel. Ce moment n'arrive pas forcément du jour au lendemain. Il se construit au fil des expériences, des envies, des doutes et parfois même des hasards de la vie. Pour beaucoup, franchir le pas reste pourtant difficile. Changer de métier, reprendre une formation, quitter un emploi stable ou imaginer créer son activité soulève de nombreuses questions. 

C'est précisément ce qu'a vécu Eva. À 26 ans, elle travaille alors comme serveuse à Rennes. Elle aime son métier, mais a le sentiment de ne plus évoluer. Depuis plusieurs années, une autre passion prend de plus en plus de place dans son quotidien : la prothésie ongulaire. D'abord simple intérêt personnel, elle finit par imaginer qu'il pourrait devenir bien plus que cela. 

Aujourd'hui installée à son compte, Eva revient sur son parcours, les raisons qui l'ont conduite à choisir la formation de prothésiste ongulaire chez Ascor, la façon dont elle a concilié son apprentissage avec son travail et les étapes qui lui ont permis de lancer son activité. 

Image de fond coloré

D'une passion personnelle à un véritable projet professionnel 

Comme beaucoup de personnes qui envisagent une reconversion, Eva ne s'est pas réveillée un matin en décidant de devenir prothésiste ongulaire. Son intérêt pour cet univers est né beaucoup plus naturellement. 

Elle raconte avoir longtemps souffert d'onychophagie. Le fait de porter du vernis lui permet progressivement d'arrêter de se ronger les ongles. Très vite, elle découvre qu'elle prend plaisir à les réaliser elle-même, à tester de nouvelles techniques et à s'intéresser au nail art. 

"Moi, j'étais très anxieuse de base, donc je me rongeais tout le temps les ongles. Me mettre du vernis, ça m'empêchait de me ronger les ongles. Et en fait, j'ai toujours aimé me faire les ongles. C'est devenu un peu une passion à côté du travail. Je me suis dit : pourquoi pas en faire un métier ?"

À cette époque, Eva travaille dans la restauration. Même si son emploi lui plaît, elle a le sentiment d'avoir fait le tour de son poste et aspire à construire un projet qui lui ressemble davantage. 

"J'étais serveuse, je stagnais un petit peu. Une amie m'a parlé de cette formation de prothésie ongulaire que je ne connaissais pas du tout. J'ai vu une annonce sur France Travail et je me suis dit : pourquoi pas ? Je vais essayer, je vais passer la formation et on verra bien ce que ça va donner."

Ce "pourquoi pas" marque finalement le début d'une nouvelle aventure. Comme beaucoup d'apprenants qui rejoignent Ascor, Eva ne possède pas encore de plan parfaitement défini. Elle choisit simplement de donner une chance à une passion qui prend de plus en plus de place dans sa vie, avec l'envie de découvrir où elle pourrait la mener. 

Une formation qui s'adapte à son quotidien 

L'une des principales difficultés lorsqu'on reprend une formation est de réussir à l'intégrer dans un quotidien déjà bien rempli. Pour Eva, il n'était pas envisageable d'arrêter de travailler pour se consacrer exclusivement à ses études. Son salaire lui permettait de financer son projet et de préparer progressivement son avenir. 

C'est précisément cette contrainte qui l'a conduite à choisir une formation à distance. 

"Je cherchais une formation flexible qui pouvait me permettre de travailler à côté."

Dans la restauration, les journées sont rythmées par les services du midi et du soir. Entre les deux, quelques heures de coupure permettent de souffler… ou, dans son cas, d'apprendre un nouveau métier. 

"Ce que j'ai aimé avec Ascor, c'est qu'ils proposent des formations à distance. Vu que j'avais un travail à côté, ça me permettait de faire mes cours sur mes coupures, sur mes jours de repos ou le soir en rentrant. C'était beaucoup plus simple que d'être en présentiel."

Son organisation demande de la rigueur. Le matin, elle part travailler, assure son service du midi puis rentre chez elle en début d'après-midi. Pendant cette coupure, elle alterne entre les cours théoriques et les entraînements pratiques avec des modèles. En début de soirée, elle repart au restaurant pour le service du soir avant de reprendre parfois ses révisions une fois rentrée chez elle. 

"Souvent, je faisais soit mes cours, soit j'avais des copines qui venaient à la maison pour que je puisse m'entraîner. Ensuite je repartais travailler, et vers minuit je refaisais encore mes cours."

Cette organisation aurait pu sembler difficile à tenir sur plusieurs mois. Pourtant, Eva explique que la souplesse de la formation lui a permis d'avancer sans pression inutile. Lorsqu'elle travaillait davantage, notamment pendant la saison estivale, elle pouvait ralentir son rythme avant de reprendre plus intensément quelques semaines plus tard. 

"J'ai commencé en mars et j'ai terminé vers septembre. J'avais fait une pause pendant l'été parce qu'avec la saison en restauration, je n'avais pas eu le temps de faire trop mes cours. Mais vu que c'était à mon rythme, c'était vraiment pratique. Des fois je travaillais pendant trois jours, ensuite pendant trois jours je faisais surtout ma formation. C'était vraiment à mon rythme."

Cette liberté d'organisation constitue l'un des aspects qu'elle retient le plus de son expérience. Contrairement à une formation traditionnelle, elle a pu construire son apprentissage autour de son emploi du temps, sans devoir choisir entre son activité professionnelle et son projet de reconversion. 

Mais cette autonomie ne signifie pas pour autant être seule. Eva souligne qu'elle a toujours pu compter sur les outils pédagogiques et l'équipe de formation lorsqu'elle en ressentait le besoin. 

"Il y avait un forum où on pouvait poser des questions, on pouvait s'entraider. On avait toujours un numéro de téléphone, on pouvait appeler un formateur. J'ai toujours été accompagnée du début à la fin."
YouTube video preview image
Le témoignage d'Eva : La Rennes des Nails